Illustration/SIPA
Il y a urgence aux urgences car le préavis de grève de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) "est en train de partir."
La prudence est de mise pendant les fêtes de Noël avec la grève illimitée annoncée par les services des urgences à compter du 22 décembre. C’est au cours d’une conférence de presse que Christophe Prudhomme, porte-parole de l’AMUF a fait l’annonce officielle selon laquelle le préavis de grève déposée par l’Association et par la CGT était en cours, insistant sur les points essentiels de leurs revendications dont le temps de travail et la revalorisation des gardes.
"Ce qu’on demande c’est que notre temps de travail soit limité à 48h, qu’entre 39 et 48 h il y ait une valorisation", a déclaré l’urgentiste sur le récit du site dna.fr ce jour. Lui de rajouter : "la permanence des soins", accueil des patients 24 heures sur 24, soir et week-end, "est un service public, il faut qu’il soit rémunéré pareil" pour tout le monde.
Cette grève des urgentistes fait suite au projet de loi santé de Marisol Touraine qui doit être examiné par le Parlement début 2015. Alors que les urgentistes comptent entamer une grève illimitée à compter du 22 décembre, les médecins libéraux qui contestent le tiers payant généralisé, fermeront leurs cabinets pendant les vacances de Noël, du 23 au 31 décembre. Dans leur demande, ils soulignent ne pas assurer les gardes.
De son côté, le cabinet de la ministre de la Santé a indiqué que les urgentistes seraient reçus "dans les prochains jours". La ministre Marisol Touraine a martelé ce jeudi sur RTL que "la discussion (était) cours" avec les urgentistes sur la problématique de la pénibilité.