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En déplacement dans la Drôme, le premier ministre s’est exprimé au sujet des heurts qui ont agité la ville de Sarcelles, dimanche. "Rien ne peut justifier la violence", a-t-il affirmé.
Manuel Valls a livré ses pensées sur les heurts qui ont marqué la journée de dimanche à Sarcelles au cours d’un déplacement à Vassieux-en-Vercors (Drôme). "Ce qui s’est passé à Sarcelles est intolérable" et que "rien ne peut justifier la violence", juge le premier ministre que cite Le Figaro à propos des échauffourées lors d’un rassemblement en soutien aux Palestiniens.
"Ce qui s’est passé à Sarcelles est intolérable, s’attaquer à une synagogue, à une épicerie kasher, c’est tout simplement de l’antisémitisme, du racisme", avait déclaré le premier ministre. "Rien en France ne peut justifier la violence, rien ne peut justifier qu’on s’en prenne à des synagogues, à des épiceries, des magasins, des institutions juives", a-t-il martelé.
Même indignation pour le ministre de l’Intérieur qui était ce lundi dans la ville du Val d’Oise aux lendemains des violences sur fond de conflit israélo-palestien. « Quand on s’approche d’une synagogue, qu’on brûle une épicerie parce qu’elle est tenue par un juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées », a-t-il regretté.
Bernard Cazeneuve a estimé qu’il était « légitime » de pouvoir exprimer une position sur les événements aujourd’hui à Gaza, mais a jugé « intolérable que l’on s’en prenne à des synagogues ». Lui de rejoindre l’idée du chef de gouvernement comme quoi « Rien ne peut justifier de telles violences ». Une présence médiatique forte, associée à une interview sur BFM TV et à une rencontre avec Haïm Korsia, le nouveau grand rabbin de France. Mais ce gros plan fait suite à deux jours très discrets pour le ministre de l’Intérieur.
Alors que des violences sont survenues dimanche à Sarcelles, mais également à Paris samedi, et qu’une fusillade a eu lieu en plein centre de la capitale, Bernard Cazeneuve ne s’est pas précipité dans les médias pour réagir à l’actualité. On a remarqué une seule intervention dimanche en marge de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv à Paris, il où il a expliqué que « ce qui a occasionné les débordements (à Paris, ndlr), c’est l’irresponsabilité de ceux qui ne tenant pas compte du contexte ont bravé cette interdiction » de manifester. Cette interdiction a « été décidée pour des raisons qui tiennent à ces événements du week-end dernier », a-t-il rappelé à cette occasion.