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Malgré la guerre en Ukraine, des candidats refusent d’annuler leur campagne présidentielle comme l’a fait Emmanuel Macron.
En pleine crise ukrainienne, le président de la République Emmanuel Macron a annulé son premier meeting de campagne. Ce dernier était prévu, ce samedi 5 mars, à Marseille. Mais les autres candidats ne comptent pas suivre le même chemin. La candidate Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle 2022, Valérie Pécresse, a confié qu’elle n’a pas le choix que de continuer sa campagne.
Dans la soirée de mardi 1er mars, le communiste Fabien Roussel a tenu une réunion publique en Gironde. Quant à Eric Zemmour, il attend jusqu’à 7 000 personnes à Toulon, ce dimanche 6 mars. Le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon va aussi rassembler ses partisans, dimanche prochain.
Au sein du parti ’Reconquête’, Eric Zemmour a reconnu que la question concernant l’annulation ou non de sa campagne s’était posée. "L’équipe a tranché : La France n’est pas un pays belligérant, donc la campagne continue", a-t-il ajouté.
Dans tous les cas, les thèmes de la campagne de ces candidats vont changer. Ils seront axés plus sur l’international que le social. "La démocratie ukrainienne est attaquée, raison de plus de ne pas désavouer la nôtre", a indiqué le parti LR.
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