Illustration - CHINE NOUVELLE/SIPA
Pour continuer les opérations humanitaires en Afghanistan, le président de la République Emmanuel Macron veut mettre en place une "zone", sous le contrôle de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à Kaboul.
Lundi 30 août, la France et le Royaume-Uni vont plaider auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la création d’une "safe zone" (zone protégée en français) à Kaboul, capitale de l’Afghanistan. Selon le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, l’objectif est de poursuivre les opérations humanitaires sur place.
"Nous élaborons un projet de résolution qui vise à définir, sous contrôle onusien, une ’safe zone’ à Kaboul (...) Cela donnerait un cadre des Nations unies pour agir dans l’urgence, et permettra surtout de mettre chacun devant ses responsabilités et à la communauté internationale de maintenir une pression sur les talibans", a-t-il ajouté.
Dans la soirée de vendredi, la France a cessé ses opérations d’évacuation. Mais le lendemain, le locataire de l’Elysée a annoncé que des discussions avaient été faites avec les talibans pour protéger les Afghans en situation de risque après la date butoir du 31 août prévue pour le retrait des soldats américains à l’aéroport de Kaboul.
Selon Emmanuel Macron, la France compte sur l’aide du Qatar. Ce dernier peut, en effet, aménager des opérations de pont aérien ou de réouverture de certaines lignes aériennes. "J’imagine des évacuations ciblées qui ne se feront pas par l’aéroport militaire de Kaboul", a-t-il précisé.
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