NICOLAS MESSYASZ/SIPA
Certains députés de la majorité comme de l’opposition regrettent de ne servir à rien et ont du mal à trouver leur rôle.
"On ne sert à rien", "on s’emmerde" : c’est par ces mots que la cheffe des députés PS, Valérie Rabault a formulé la situation actuelle à l’Assemblée nationale. A mi-mandat, des députés de l’opposition ont exprimé leur déception à l’Hémicycle. Malgré leur nombre record sur certains textes de loi, les amendements de la droite ou de la gauche sont rarement retenus.
Les socialistes réduits à la trentaine semblent avoir du mal à digérer le bouleversement de 2017. Pour se faire entendre, le parti mène des actions locales en donnant des propositions comme sur l’hôpital en crise, par exemple. De leur côté, les Insoumis, qui ne sont que 17, se servent des réseaux sociaux pour dévoiler leurs interventions à coup de formules-chocs ou "happenings". Pierre Cordier, apparenté LR, regrette cette attitude des députés de la majorité qui refusent de faire un compromis.
Dans le camp de la majorité, la déception est aussi au rendez-vous. Stella Dupont a confié que LaRem n’est "toujours assez ferme, pas suffisamment exigeant" face à l’exécutif qui a le dernier mot et qui a plus d’expérience. Sa collègue Perrine Goulet, doit "se battre constamment pour être entendue", par le gouvernement qui devrait "écouter encore plus les élus des territoires", rapporte RTL. Une autre collaboratrice dénonce le remaniement de la séance des questions au gouvernement qui se tient désormais sur plus de deux heures le mardi. "On se fait chier !", a-t-elle lâché en regrettant les "coups politiques" de l’ancien monde.
Cette déception à l’Assemblée nationale pourrait prendre fin après les municipales pour certains députés. En effet, au moins 40 personnes se présentent au scrutin dont une vingtaine chez LaREM, une dizaine sous la signature LR, six ou sept au MoDem, quatre au PS et un communiste.
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