Ludovic Marin/AP/SIPA
Ce vendredi, le président français a mis en garde à mots couverts l’Arabie Saoudite et l’Iran contre toute forme d’ingérence dans les affaires intérieures du Liban.
Emmanuel Macron ouvrait à Paris la réunion du groupe international de soutien au Liban (GISL) qui a été décidée après la crise provoquée par la démission du Premier ministre libanais Saad Hariri le 4 novembre dernier. Mardi, ce dernier est revenu sur sa décision en faveur d’un accord de gouvernement avec le Hezbollah chiite (qui est soutenu par Téhéran) quant au principe de "dissociation" dans les conflits régionaux.
"La crise qui vient de se produire tient à des facteurs internes mais elle tient aussi à des tensions régionales qui pèsent sur un pays auquel nous tenons tous beaucoup", s’est exprimé Emmanuel Macron dans des propos rapportés par Le Figaro.
Le président français explique ensuite que la réunion de ce jour doit "manifester la volonté de la communauté internationale de voir la politique de dissociation des conflits régionaux effectivement mise en œuvre par tous dans le pays". Pour lui, c’est le centre de l’engagement du gouvernement libanais, pris par toutes les "composantes de ce cabinet d’entente nationale, Hezbollah compris : la non-ingérence dans les conflits de la région".
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