SIPA
Les sept candidats à la primaire socialiste s’affrontent pour un second débat télévisé ce dimanche. La question du nucléaire a été largement débattue.
A une semaine du scrutin, les sept candidats à la primaire organisée par la gauche se rencontrent une nouvelle fois sur un même plateau. A l’occasion de ce second débat, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias devront convaincre les électeurs sur différentes thématiques. Parmi les sujets abordés, que faut-il retenir au sujet du nucléaire ?
A la question "Est-ce que la France peut se passer du nucléaire ?", bon nombre d’entre eux se sont mis d’accord sur les énergies renouvelables. L’ancien Premier ministre Manuel Valls défend le maintien de la filière nucléaire tout en augmentant les énergies renouvelables. Arnaud Montebourg, favorable au nucléaire pour encourager l’addiction au carbone, appelle également à les favoriser. "Je propose la rénovation thermique, cela permettrait en plus de créer des emplois. Si l’autorité de sûreté nucléaire dit qu’il faut supprimer des centrales, elles le seront", a-t-il déclaré. De son côté, Sylvia Pinel insiste sur l’importance d’avoir une politique énergétique globale en déclarant que le pays ne peut pas encore se passer du nucléaire.
D’autres idées méritent des points de réflexion notamment la question des fonds. François de Rugy adhère par exemple à la politique de la diversification énergétique pour faire baisser la facture énergétique de 2500 euros en moyenne pour se chauffer. "Il faut garantir des financements pour faire des diagnostics sur les travaux à faire et faire baisser la facture", a-t-il plaidé. A son tour, Jean-Luc Bennahmias veut interdire les voitures qui favorisent le plus la pollution, dans certaines villes. "Il faut aussi s’appuyer le fonds de 1000 milliards européens", a insisté le candidat. Vincent Peillon et Benoît Hamon ont quant à eux trouvé un terrain d’entente sur la mobilisation des financements européens. "Nous seront incapables seuls de mener à bien le plan énergétique. Il faut aussi parler de la fiscalité énergétique. Il faut un bouclier fiscal", a soutenu l’ancien ministre de l’Education.