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Manuel Valls accentue encore la pression sur François Hollande en vue de la présidentielle. Interrogé sur une possible candidature face au président de la République, le Premier ministre répond que "chacun doit mener ses réflexions en responsabilité".
Lors d’une déclaration à la presse, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a appelé François Hollande et son Premier ministre, Manuel Valls, à être tous deux candidats à la primaire de la gauche. Ceci pour "que l’on puisse les voir se rassembler au second tour". Dans un entretien pour le JDD, Manuel Valls n’exclut pas sa candidature pour la primaire du Parti socialiste. "Face au désarroi ... je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite", estime-t-il.
Interrogé sur une possible candidature face au président de la République, Manuel Valls répond que "chacun doit mener ses réflexions en responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience. Quoi qu’il arrive, le sens de l’État m’animera toujours". "C’est une question de jours", a-t-il précisé alors que les candidats à la primaire du PS ont jusqu’au 15 décembre pour se déclarer. "Face au désarroi, au doute, à la déception, à l’idée que la gauche n’a aucune chance, je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite", estime-t-il également alors qu’on lui demande si une candidature de François Hollande pourrait créer une dynamique.
"J’ai des rapports de respect, d’amitié, et de loyauté avec le Président. Mais la loyauté n’exclut pas la franchise. Force est de constater qu’au cours de ces dernières semaines, le contexte a changé. La parution du livre de confidences (Un président ne devrait pas dire ça) a créé un profond désarroi à gauche. Comme chef de la majorité, ma responsabilité est donc de tenir compte de ce climat", insiste-t-il. La primaire initiée par le PS (22-29 janvier) "doit donner un élan, de l’espoir. Il faut se préparer au face-à-face. Je m’y prépare, j’y suis prêt", lance Manuel Valls, qui avait pourtant longtemps exprimé son opposition personnelle à une telle primaire. Il juge désormais "impensable" l’abandon de ce scrutin évoqué par certains soutiens de François Hollande et "appelle les millions d’électeurs de gauche à y participer".