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Dans un discours combattif, Manuel Valls a clos l’Université d’été du Parti socialiste. Tout en évoquant les sujets qui préoccupent la gauche, il a réitéré son souhait sur une alliance PS-Verts pour les régionales.
Dans son discours de clôture de l’Université d’été du PS, à la Rochelle, Manuel Valls a appelé dimanche au rassemblement de toute la majorité avec les Verts en vue des élections régionales de décembre. "C’est unie, oui unie, parce qu’elle a à défendre un bilan", que la gauche doit aborder le premier tour du scrutin, a-t-il plaidé. "Socialistes, écologistes, radicaux doivent combattre, unis dès le premier tour, dans le Nord-Pas-de-Calais et Picardie, en Provence Alpes-Côte d’Azur. Et si possible partout en France", a-t-il ajouté.
Europe Ecologie-Les Verts est depuis plusieurs jours la cible des critiques du PS, en raison de son souhait de se présenter seul au premier tour des élections, ou allié avec le Front de gauche ou une de ses composantes dans au moins quatre régions. Parmi ces régions, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et PACA, où la possibilité d’une victoire du FN n’est pas exclue.
Mis à part l’appel de Manuel Valls au rassemblement, le discours de clôture était l’occasion pour le Premier ministre de revenir sur tous les sujets qui préoccupent la gauche, les tensions internes ou encore la politique économique. Le chef du gouvernement, dont la chemise trempée de sueur a fait plus d’échos sur les réseaux sociaux que le fond de son discours, a particulièrement évoqué le "dossier Macron".
La polémique Macron
Après les déclarations d’Emmanuel Macron au Medef jeudi. Le Premier ministre a affirmé que "le débat sur le temps de travail était clos". "Il n’est pas question de revenir sur la durée légale du temps de travail", a imposé Manuel Valls. Sur la question du travail, le chef du gouvernement s’est aussi exprimé sur la nécessité de revoir "en profondeur" le code du travail qui selon lui est désormais "si complexe qu’il en est devenu inefficace". Manuel Valls estime qu’en donnant plus de latitude aux entreprises et aux salariés "c’est plus de souplesse pour les entreprises et un dialogue social redynamisé".
Le cas des migrants
A la veille d’un déplacement à Calais consacré à la crise migratoire en Europe, Manuel Valls a rendu hommage aux prises de position d’Angela Merkel défendant les demandeurs d’asile. "Les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les dictatures, doivent être accueillis en France", a-t-il estimé. "Notre devoir, c’est de trouver des réponses durables, fondées sur des valeurs : humanité, responsabilité, fermeté", a-t-il affirmé.
La politique économique
Concernant la politique économique, le Premier ministre a appelé, comme l’a fait le président ces dernières semaines, à maintenir le cap des réformes, se montrant optimiste malgré de mauvais résultats. "Les premiers résultats sont là. Ils sont encore insuffisants pour combattre le désespoir de nombre de nos concitoyens, mais suffisants pour affirmer que nous sommes sur la bonne voie, pour raviver l’espoir, pour réussir", lance Manuel Valls.