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Avec 65 départements d’acquis contre 31 pour la gauche, la droite affiche une large victoire tandis que le FN ne remporte aucun département.
Le second tour des élections départementales est incontestablement marqué par la vague bleue. L’UMP-UDI-Modem a en effet écrasé la gauche en remportant 65 départements contre 31 pour la gauche en France métropolitaine. Deux départements à savoir Vaucluse et Tarn-et-Garonne sont actuellement sans majorité. Le FN quant à lui se retrouve sans aucun département bien qu’il ait placé un espoir dans plusieurs départements après le premier tour.
Victoire incontestable de la droite
De nombreux départements passent à droite et la gauche a perdu de nombreuses places fortes pour ne citer que la Corrèze, bastion de François Hollande et l’Essonne, fief électoral de Manuel Valls. Sur les 65 départements conquis, la droite s’approprie également les Bouches-du-Rhône, un département à gauche depuis 1953. Le Cher, la Creuse, les Côtes-d’Armor, la Seine-et-Marne… mais aussi la Réunion et Mayotte pour les zones hors métropole basculent ont été remportés par la vague bleue. Malgré cette victoire remarquable, son interprétation n’est pas la même dans camp de la droite. Alors qu’Alain Juppé a félicité la "victoire de la stratégie d’alliance UMP-UDI-Modem", Nicolas Sarkozy y a vu un "désaveu à l’égard du pouvoir sans appel".
Défaite historique de la gauche
En redécouvrant un niveau proche de celui des années 90, la gauche fait face à une défaite historique en perdant 27 départements. Seule la Lozère, le moins peuplé de la France, est le département à avoir basculé à gauche. Désormais, les Deux-Sèvres, département historique de Ségolène Royal, ainsi que le Nord de Martine Aubry ou encore la Seine-Maritime de Laurent Fabius seront sous la direction de la droite. Le Premier ministre Manuel Valls n’a pas nié la victoire de l’UMP mais a toutefois regretté la division de la gauche au premier tour et insisté sur l’importance primordiale de l’union.
Deux départements incertains
Tout se joue encore pour les deux départements de Vaucluse et du Tarn-et-Garonne. Dans le Vaucluse, gauche et droite se trouvent à égalité avec 12 sièges chacun. Le FN remporte 6 et la Ligue du Sud 4. La présidence du département reviendrait théoriquement au groupe ayant le conseiller le plus âgé. La situation est plus spéciale dans le Tarn-et-Garonne où la gauche a conquis 14 des 30 sièges, à égalité exacte avec la droite. Le sort de la majorité départementale revient donc entre les mains d’un binôme que le ministère de l’intérieur classe "divers gauche" mais qui se revendique "sans étiquette".