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Comme la plupart des dirigeants de partis politiques, Marine Le Pen s’est également exprimée ce dimanche soir, peu après 20h (heure métropole). Elle n’était pas du tout tendre avec le Premier Ministre.
Si la semaine dernière la président du Front National avait demandé la démission de Manuel Valls, cette fois, elle dit ne pas le demander malgré la cuisante défaite du Parti Socialiste. Elle le taxe alors de "petit politicien médiocre" qui s’accroche au poste de Premier Ministre.
Dans son discours, elle est également revenue sur la période qui a précédé le scrutin. "La campagne amère menée par le Premier ministre rejoint dans son mépris de classe pour nos candidats et nos électeurs par beaucoup de médias puis, dans l’entre deux tours, par l’UMP", a-t-elle confié.
Avec les premières estimations, Marine Le Pen s’est réjouie de "la forte augmentation des scores" de son parti lors des élections départementales. Le FN s’est imposé " comme une force politique puissante dans de nombreux territoires", a-t-elle lancé.
"Je suis désormais à la tête du seul mouvement d’opposition, face à l’UMPS. Les dirigeants locaux et nationaux de l’UMPS avaient un objectif : faire battre le FN, quitte à se soutenir l’un l’autre. La bipolarisation FN-UMPS se met désormais en place.", a-t-elle affirmé avec assurance.