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Stéphane Le Foll regrette la désunion de la gauche pour affronter les départementales. C’est une situation qui ouvre la voie au FN, dit-il.
Selon RTL Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, dit regretter ce jeudi "une forme d’irresponsabilité" de la gauche, du fait de la désolidarisation face au Front national avant les scrutins du 22 et 29 mars.
Par rapport à la question s’il ne faudrait pas rendre le vote obligatoire, il a estimé qu’à dix jours du premier tour des départementales (22 mars), la première chose que la gauche aurait dû faire est de se rassembler. Il affirme trouver ridicule qu’on oblige les électeurs à se rendre aux urnes pour ces départementales, alors que les forces de gauche, les Verts y compris sont incapables de se donner la main face à la menace du Front national.
Pour cet homme de confiance du chef de l’Etat, la désunion actuelle de la gauche provient d’une sorte de repli dans une coquille vide (idéologique ?) qui conduise les forces de gauche à laisser le champ libre au Front national qui risque de piétiner la République et toutes les valeurs de la gauche avec. Il regrette qu’on se désunit de chef de l’Etat pour des motifs qui s’assimile à de faux débat. "Une gauche rassemblée défendrait ses valeurs. Une gauche divisée, c’est le risque d’un deuxième tour entre le Front National et l’UMP", affirme M. Le Foll.
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait également déploré ce "chacun pour soi" de la gauche pour affronter les départementales, alors que solidaire le Front national serait facilement battu en brèche.