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Le président de la République a rappelé dans son traditionnel discours sur le nucléaire qu’il ne "faut pas baisser la garde" dans le monde dangereux dans lequel nous vivons.
François Hollande a rappelé que le monde est toujours dangereux, relate le site 20minutes.fr aujourd’hui. Il a assuré, hier qu’il "il ne saurait être question de baisser la garde" sur la dissuasion nucléaire compte tenu du contexte international, dans un discours solennel sur ce thème prononcé sur la base aérienne d’Istres dans les Bouches-du-Rhône.
Il a souligné que le contexte international n’autorise aucune faiblesse, estimant que "le temps de la dissuasion nucléaire n’est donc pas dépassé". Ainsi, selon lui, même si la France ne se sent pas directement agressée et n’a pas d’ennemi déclaré il ne saurait être question, y compris dans ce domaine, de baisser la garde.
Un arsenal nucléaire modernisé
François Hollande a officialisé sa décision de lancer des programmes d’équipement des forces des adaptations futures du missile M51destiné aux sous-marins lanceurs d’engins (SNLE) en dépit d’un "contexte budgétaire contraignant". Il a rappelé la doctrine nucléaire française en réaffirmant que toute atteinte aux intérêts vitaux de la France se traduirait par une réplique nucléaire supposant des "dommages inacceptables pour l’adversaire parce que chacun sait que lorsque la France parle, elle peut passer à l’acte".
Le chef de l’Etat a noté qu’il était particulièrement grave de constater que le monde est dangereux : la possibilité de conflits futurs concernant directement ou indirectement la France ne peut pas être écartée. "Dans le domaine du nucléaire militaire, de nouvelles puissances sont apparues ces vingt dernières années" et "d’autres cherchent encore à émerger", a-t-il fait valoir, voyant dans cet accroissement du nombre d’États possédant l’arme nucléaire un risque majeur pour la paix dans les régions concernées, mais aussi pour la sécurité internationale. Il a fait référence à l’Iran et son programme en voie de négociation.