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Le président de la république a dévoilé ce jour sur France Inter les dossiers qui l’attendront en 2015. "Nous verrons à la fin si j’ai pris le bon chemin", a déclaré François Hollande.
Entre le sondage qui est arrivé au plus bas, les problèmes du chômage et la crise en général, l’année 2014 a été assez difficile pour François Hollande. Démarrant une première rentrée médiatique sur France Inter ce lundi, le chef de l’état se montre plus "audacieux" que jamais comme il l’a promis lors de son discours à la fin de l’année. Pendant deux heures, le patron de l’Elysée a fait le point sur les grandes lignes de son action pour cette année.
Concernant le chômage, un des sujets chauds évoqués par le président de la république, il a reconnu sa "responsabilité" avant d’assurer : "nous allons tout donner pour l’emploi." Le président de la république a souligné qu’il "fera tout" pour obtenir une croissance de plus de 1% en France en 2015. A propos de la loi Macron, "je changerai tout ce qui bloque, empêche freine et nuit à l’égalité et au progrès", a précisé le locataire de l’Elysée. Critiqué par Cécile Duflot sur le chapitre environnemental, François Hollande a insisté que la politique environnementale était "exemplaire" en France, surtout que Paris accueille la conférence mondiale pour le climat, en décembre 2015. Des thèmes importants relatifs à la crise identitaire, les impôts mais aussi l’élection présidentielle de 2017 ont été abordés ce jour.
Pour résumer le tout, comme son interlocuteur lui demandait s’il était certain d’avoir pris "le bon chemin" et un chemin "de gauche", le président a répondu "nous le verrons à la fin, parce qu’un chemin, c’est là où il conduit et je fais tout pour que la France soit plus forte et plus juste à la fin de mon quinquennat". Et de poursuivre : "Est-ce que c’est un chemin de gauche ? C’est un chemin qui fait en sorte que nous puissions donner autant de force qu’il soit possible à notre économie sans mettre en cause les valeurs républicaines et le modèle social".
Alors que le patron de l’Elysée était auparavant confronté à une de ses propres citations, issues de son fameux discours de candidat au Bourget en janvier 2012 : "l’Histoire n’est pas une addition de fatalités successives, elle nous enseigne qu’il y a toujours plusieurs chemins", il a réagi dans son allocution en réitérant : "Il y a toujours plusieurs chemins, c’est une phrase qui ne paraît essentielle dans la vie politique, pour que la démocratie existe" avant de conclure "Il n’y a jamais une politique et une seule qui pourrait être définie", "heureusement".