Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA
Dans la matinée de ce samedi 24 octobre, un jeune homme a été trouvé mort par balles dans les quartiers nord de Marseille, à proximité de la cité des Flamants et d’un point de drogue connu de la police.
Comme le relate la presse française, les secours, appelés par des riverains vers 09H30 (heure française), n’ont pu que constater le décès du jeune homme, touché au niveau du visage. Il était décédé depuis plusieurs heures. La police judiciaire se charge de l’enquête mais n’a pas précisé si le défunt était connu des services de police ou encore s’il était impliqué ou pas dans le trafic de stupéfiants gangrènant la cité des Flamants.
Salim Grabsi, membre du Syndicat des quartiers populaires de Marseille, a déploré "la mort d’un enfant" de 18 ans. Il a aussi peur d’un "un match retour", autrement dit, des représailles pour venger ce meurtre.
> A lire aussi : Une jeune femme de 19 ans entre la vie et la mort après une fusillade à Marseille
Salim Grabsi, militant associatif et enseignant au Lycée Diderot, a regretté que concernant le trafic de stupéfiants, les autorités "ne regardent plus les causes mais seulement les conséquences". Il a également déploré que la République "parque la misère" dans des cités-ghettos, n’offrant plus de "perspectives d’avenir à toute une partie de sa jeunesse".
Si l’hypothèse d’un meurtre perpétré sur fond de trafic de drogues est confirmée, ce garçon serait le dixième mort en marge de règlement de comptes cette année dans les Bouches-du-Rhône.
> Retrouvez plus de faits divers sur linfo.re