Alberto Valdes/EFE/SIPA - Illustration
Un spécialiste du dos à Gap (Hautes-Alpes) est accusé d’avoir expérimenté une technique en dehors du cadre légal. Le médecin aurait injecté du ciment dans les disques de la colonne vertébrale d’une centaine de ses patients.
Selon les informations de RTL, le procureur de Gap (Hautes-Alpes) a saisi l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique (OCLAESP) suite à des accusations graves lancées par un chirurgien de l’hôpital de Gap à l’un de ses confrères. Ce dernier aurait expérimenté une technique chirurgicale illégale en France sur une centaine de patients.
Au début de l’année 2018, le Docteur Raouf Hammami, 52 ans, était alors le chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital de Gap. Il affirme avoir découvert que le docteur Gilles N. "a joué à l’apprenti sorcier avec une centaine de patients souffrant de problèmes de dos".
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"Je suis tombé sur une étude menée entre 2015 et 2017 par ce collègue chirurgien, spécialiste du rachis, qui a expérimenté sur 87 patients une nouvelle technique, ’la cimentoplastie discale’, en dehors de tout cadre légal", raconte le Dr Hammami. Selon lui, en France, "on peut injecter du ciment (une sorte de résine, en réalité) dans des vertèbres fragilisées pour les renforcer". Or, son confrère a injecté ce ciment directement dans les disques de la colonne. "Il peut y avoir des fuites de ciment et des complications au niveau des nerfs, des artères. Avec un risque vital en cas d’hémorragie", explique-t-il.
En somme, c’est sur une centaine de patients que le médecin aurait "expérimenté" cette technique, à leur insu. Le docteur Gilles N. n’a pas voulu répondre aux questions du média. Son avocat expliquant : "mon client considère que la technique de la cimentoplastie discale n’était pas innovante, qu’elle a été utilisée par d’autres confrères, notamment à l’étranger, mais aussi présentée dans des congrès médicaux".
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