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Un professeur à la fac de Lyon a observé que des devoirs rendus par ses élèves de Master (Bac + 4 et + 5) avaient quelques similitudes…
En faisant le recoupement quant aux similitudes dans la rédaction, les réponses, ou encore les anecdotes utilisées par les élèves dans leur devoir, Stéphane Bonvallet a découvert une importante opération de triche ! En effet, 50 % des copies étaient rédigées par ChatGPT.
Les devoirs n’étaient pas exactement identiques. Les jeunes devaient répondre au sujet : ‘Définir les grands traits de l’approche médicale du handicap en Europe’. "Il ne s’agissait pas de copier-coller. Mais les copies étaient construites exactement de la même manière", raconte le professeur au Progrès.
"On y retrouvait les mêmes constructions grammaticales. Le raisonnement était mené dans le même ordre, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts", selon lui. Enfin, "elles étaient toutes illustrées par un exemple personnel, relatif à une grand-mère ou un grand-père… Il semblait donc évident que ces copies n’étaient pas normales", note Stéphane Bonvallet, dans des propos repris par Le Parisien.
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Le professeur a alors questionné l’une de ses élèves, dont la copie était suspecte… Dans l’embarras, elle a fini par tout révéler. "Elle m’a avoué que 50 % des élèves de la classe s’étaient servi de l’intelligence artificielle ChatGPT pour rédiger leur copie", dit-il… Et apparemment, "ils s’étaient passé le mot sur les réseaux sociaux".
Stéphane Bonvallet n’a pas trouvé de sanction qui évoque cette possibilité dans le règlement de l’établissement. Du coup, il a juste mis la même note aux sept élèves concernés, à savoir 11,75.
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