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Le fonctionnaire de police a ouvert le feu sur un homme de 33 ans lors d’un contrôle à Sevran.
Samedi 26 mars, un policier a tiré sur un homme, âgé de 33 ans, lors d’un contrôle à Sevran, dans le département de Seine-Saint-Denis. Touché par la balle, le trentenaire est décédé. Mercredi 30 mars, le policier a été placé en garde à vue pour "violences volontaires" par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Comme le relate Le Figaro, le fonctionnaire de police n’a pas pu être auditionné plus tôt. "En état de choc", il avait été hospitalisé. Dans un communiqué, le procureur Eric Mathais a annoncé que le cas du policier est aggravé par sa qualité de personne dépositaire de l’autorité publique et l’usage d’une arme. "Un policier s’est porté à la hauteur de la vitre du conducteur et, dans des circonstances qui restent à déterminer, a fait usage de son arme - un seul coup de feu - au moment où la camionnette redémarrait brusquement", a-t-il ajouté.
Le décès du trentenaire a provoqué quatre nuits consécutives d’échauffourées dans de nombreuses communes de Seine-Saint-Denis. À Sevran, Aulnay-sous-Bois et Tremblay-en-France, des voitures et des poubelles ont été incendiés et des projectiles jetés sur les forces de l’ordre. Selon une source policière, personne n’a été blessée.
Des habitants ont confié ne pas comprendre l’acte du policier. Ils mettent ainsi en doute l’éventualité d’une légitime défense. "Il aurait dû tirer dans les roues. C’est une situation qui aurait pu être évitée", a souligné l’un des habitants.
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