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Lilian Thuram, champion du monde 1998, se dit ’interpellé’ par toute la solidarité à l’issue de l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame à Paris.
De passage en Corse pour évoquer le racisme avec des collégiens et des lycéens, Lilian Thuram a dit, jeudi 18 avril, que c’était "bizarre" qu’il y ait des "hiérarchies" entre l’émotion suscitée par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame et celle pour les migrants. Ces derniers "qui meurent" en Méditerranée.
Lors d’une rencontre avec les journalistes après avoir vu des élèves de Propriano, Ajaccio et Sartène, l’ancien international français affirme qu’il a été "interpellé" par toute cette solidarité après l’incendie de Notre-Dame. Dans des propos rapportés par la presse française, il explique en premier lieu : "nous sommes des êtres d’émotion, c’est normal que nous soyons touchés. Moi, je suis Parisien, donc c’est normal qu’effectivement, devant une catastrophe comme ça, vous soyez touché, ému".
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Mais l’ex de Karine Le Marchand dit avoir l’impression que, "parfois, il y a des hiérarchies qui s’installent dans l’émotion", et qu’il y a des gens "qui meurent en voulant traverser la Méditerranée et en fait, le monde n’est pas ému comme ça".
Lilian Thuram martèle que certaines personnes veulent faire "des murs pour qu’il y ait des personnes qui ne viennent pas, mais en fait, ils sont capables d’envoyer des tweets pour dire : est-ce que vous avez besoin d’aide pour éteindre le feu ?, comme l’a fait Donald Trump". Il juge que "c’est bizarre".