Christophe Ena/AP/SIPA
Lors de la manifestation très musclée du 1er mai 2018, Alexandre Benalla a arrêté Khelifa M. Ce dernier assure ne pas avoir jeté des pierres sur les forces de l’ordre.
Khelifa M., un soudeur de 32 ans, accuse Alexandre Benalla de l’avoir molesté le 1er mai 2018. Le trentenaire comparaît ce mardi 2 avril devant le tribunal correctionnel de Paris pour ’violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique’. Il conteste totalement les faits et se déclare même victime.
Brigitte Plaza, son avocate, s’exprime dans un entretien accordé à 20 Minutes : "pour moi, on a monté une procédure artificielle afin de l’incriminer. C’est toujours stressant". Elle assure tout de même que son client est resté serein. La femme de loi indique ensuite que deux policiers vont être cités comme témoins lors de l’audience. "Nous allons vraiment savoir ce qu’il s’est passé ce jour-là", prévient-elle.
Khelifa M. avait déjà été condamné dans le passé à 3 mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Devant la justice ce mardi 2 avril, il devra aussi répondre de fait de ’participation à un groupement (…) en vue de commettre des violences ou des dégradations’ et ’usage de stupéfiants’. La décision à son sujet pourrait être dévoilée ce jour même. Par ailleurs, les investigations quant aux violences dont Alexandre Benalla est mis en cause, sont toujours en cours.
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Vidéo par 20 Minutes, sur des images de Franceinfo et médiapart