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Une jeune femme de 29 ans, élue départementale, a été victime d’un enlèvement et séquestration par sa famille. Cette dernière s’opposait à son projet de mariage avec son compagnon.
La jeune femme, Mounia Haddad, élue LREM au conseil départemental d’Indre-et-Loire a quitté son domicile avec son partenaire en début mai. Le jeune homme n’étant pas apprécié par la famille de la jeune cadre administrative, le couple d’ascendance algérienne était parti vivre dans les Alpes-Maritimes.
Le 18 juillet, le compagnon de Mounia Haddad avait alerté la police de la disparition de la jeune femme à Mandelieu, près de Cannes. Grâce à une enquête, le téléphone de la victime a été immédiatement géolocalisé. En suivant son parcours, les policiers ont été dirigés à la résidence placée sous surveillance des parents à Saint-Pierre-des-Corps, dans la périphérie de Tours.
Une bagarre s’éclatait entre des membres de la famille du fiancé de Mounia Haddad et ceux de l’élue le matin du 19 juillet. A l’arrivée de la police sur place pour calmer la situation, Mounia Haddad s’empressait de rejoindre les forces de l’ordre pour leur demander secours. Elle raconte avoir été enlevée et séquestrée. Ses proches contestent mais des preuves ont été relevées.
Quatre personnes ont été inculpées dans cette affaire. Deux oncles de la jeune femme et son père ont été mis en examen pour enlèvement, séquestration et risquent jusqu’à cinq ans de prison. Son frère l’a été aussi pour menaces de mort par messagerie électronique quelques semaines plus tôt et risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement. Ils ont tous été placés sous contrôle judiciaire.
D’après les explications de l’avocat du jeune couple à l’AFP, la famille de Mounia Haddad, après avoir pris connaissance de ses projets matrimoniaux au printemps dernier, l’avait conduit en Algérie pour une union à leur convenance. La famille serait donc totalement intégrée, selon le parquet. Le 2 août prochain, le tribunal correctionnel de Tours examinera le dossier.