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Alors que les éboueurs et agents de propreté de la Ville de Paris ont voté la poursuite de leur grève au moins jusqu’au 20 mars, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a demandé à la maire de réquisitionner du personnel.
Les déchets s’accumulent sur les trottoirs dans la capitale, mais les éboueurs et agents de propreté de la Ville de Paris ont décidé de maintenir leur grève. Ils ont voté mardi la poursuite de leur mouvement « au moins jusqu’au 20 mars ». Face à la situation, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a demandé mardi soir à la mairie de « réquisitionner » des moyens pour assurer l’évacuation des milliers de tonnes d’ordures dans la capitale. Si la mairie « ne donne pas suite à la réquisition, l’État se substituera » pour évacuer les poubelles, a-t-on indiqué dans l’entourage du ministre, propos repris par Le Figaro. Dans la foulée, le ministre des Transports, Clément Beaune, a déclaré sur France 2 qu’il attend de la maire de Paris « qu’elle prenne des mesures concrètes comme la mutualisation du ramassage et du stockage entre arrondissements, voire la réquisition ».
Les éboueurs et agents de propreté de la Ville de Paris ont débuté la grève il y a neuf jours en guise de contestation du projet de réforme des retraites. Le premier adjoint à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire a déploré une « situation catastrophique créée par le gouvernement ». Les autres villes de province sont aussi affectées par le mouvement. C’est le cas notamment à Rennes et à Nantes, ainsi qu’en Seine-Maritime. Mardi matin, « une centaine de manifestants ont bloqué les camions » au centre de traitement des déchets de la Métropole de Rouen, a déclaré Gérald Le Corre de l’union départementale CGT.
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