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La mère de famille ne percevait plus que 398 euros par mois. Privée d’allocation et avec deux enfants à charge, elle a pris la décision de mettre fin à ses jours.
La mère de famille qui a décidé de se suicider par désespoir s’appelait Émilie Loridan, rapporte La voix du Nord. Privée de Revenu de solidarité active (RSA) et d’Aide personnelle pour le logement (APL), elle n’arrivait plus à subvenir aux besoins de ses deux enfants, dont l’un est trisomique. Complètement démunie, elle s’est suicidée dimanche dernier.
Emilie Loridan n’avait plus que l’allocation enfant handicapée belge pour vivre, soit 398 euros. La ville d’Armentières, dans laquelle elle vivait, lui était venue en aide en lui trouvant un logement social, après la publication d’un article dans un journal local sur son cas. Elle avait été rapidement inscrite à l’épicerie solidaire.
Au mois de mai, la situation de la jeune maman était alors très compliquée. Elle avait demandé de l’aide à la CAF, à la mairie et à un médiateur, sans suite. Elle avait deux enfants, Nolan huit ans et Lylou six ans, handicapée. Depuis la naissance de sa fille, elle ne travaillait plus, car il fallait s’occuper d’elle.
Emilie Loridan vivait alors avec le RSA et percevait l’allocation pour enfant handicapé par la France. Mais le père des enfants dont elle est séparée vit en Belgique. La CAF lui a donc signalé que l’allocation handicapée aurait dû être versée depuis la naissance de Lylou par la Belgique. Elle ne touchait donc plus que l’allocation handicapée belge d’un montant de 398 euros.