Photo : D.R
Une imprimerie à Dammartin-en-Goëlle, une commune de Seine-et-Marne et un supermarché casher dans l’Est de Paris, plus précisément à la Porte de Vincennes, ont été hier le théâtre de deux prises d’otages simultanées.
Dans l’imprimerie située dans la zone industrielle de Dammartin-en-Goëlle, les frères Chérif et Saïd Kouachi, auteurs présumés de l’attentat de mercredi contre Charlie Hebdo, qui avait causé la mort de 12 personnes, dont 8 journalistes. Parmi eux, se trouvaient les dessinateurs Vincent Charbonnier alias Charb, Cabu, George Wolinski,Tignous et Honoré.
À l’extérieur, la zone industrielle était en état de siège avec le déploiement du GIGN : tireurs d’élite sur les toits, hélicoptères en vol stationnaire.
Le dénouement a eu lieu en fin d’après-midi. Deux fortes déflagrations suivies d’une ou plusieurs rafales d’armes automatiques ont été entendues, lorsque les présumés terroristes sont sortis en tirant à la kalachnikov sur les forces de l’ordre.
Les frères Kouachi neutralisés
Les deux suspects, qui avaient déclaré vouloir "mourir en martyrs" selon Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne, ont trouvé la mort lors de l’assaut.
En revanche, le gérant de l’entreprise, un homme de 26 qui était caché dans les locaux est sorti sain et sauf. Un seul membre du GIGN aurait été légèrement blessé, selon une source proche du dossier.
À une quarantaine de kilomètres de là, un autre assaut avait été mené peu après dans un hypermarché casher situé porte de Vincennes, où 15 personnes dont un nourrisson étaient pris en otage par Amedy Coulibaly. L’homme de 32 ans, était lourdement armé : deux kalachnikov, et deux armes de poing et était équipé d’un gilet pare-balles. Dans un premier temps, l’annonce de deux morts parmi les otages avait été mise en avant.
Mort du tireur de Montrouge
Amedy Coulibaly, ainsi que quatre otages ont été tués lors de l’assaut. Quatre autres otages ont été grièvement blessés. Avant ce dénouement, l’homme avait annoncé son intention d’abattre les otages si les frères Kouachi n’étaient pas libérés.
Amedy Coulibaly avait été identifié comme étant le tireur de Montrouge, qui avait mortellement touché le jeudi 8 janvier une policière municipale stagiaire de 26 ans d’origine martiniquaise, et blessé grièvement un agent de la voirie.