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Le gouvernement français se félicite de ses performances économiques. Le déficit public se maintient en dessous de 2,7%, un niveau moins élevé que prévu.
Le déficit a atteint 2,5% du PIB en 2018 selon les chiffres avancés par l’Insee. Ce niveau est moins élevé que celui qui a été prévu mais qui permet à la France de se maintenir sous la barre des 3% imposée par Bruxelles. La dette, quant à elle, se stabilise à un niveau proche des 100% du PIB.
"En stabilisant la dette publique et en réduisant plus que prévu notre déficit à 2,5% en 2018, nous avons mis fin à la dérive continue de nos finances publiques depuis plus de 10 ans", se félicite Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie dans un tweet.
Ce dernier ajoute que : "Nous allons poursuivre le redressement de nos comptes tout en continuant la baisse des impôts".
Interrogé sur RTL, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin affirme que : "C’est toujours mieux d’être à zéro, mais effectivement la politique économique du président de la République fonctionne, elle fonctionne bien".
Ces résultats s’expliquent en partie par la hausse des recettes, plus importante que celle qui a été prévu. Elles ont augmenté de 2,3% en 2018. Et ce, malgré les baisses d’impôts mises en place par Matignon : suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, suppression des cotisations salariales...
D’autre part, les dépenses ont nettement ralenti : l’augmentation est seulement de 1,9% en 2018, contre 2,3% en 2017. Grâce notamment à une moindre progression des dépenses de fonctionnement. De ce fait, les dépenses dans le PIB français a ainsi reculé de 0,4 point, pour se stabiliser à 56%.
Toutefois, dans son projet de loi de finances initial, le gouvernement avait toutefois un objectif plus ambitieux, un déficit à 2,3%, avant de se raviser.
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