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Mardi 16 mai, les actions d’EDF à la Bourse de Paris avaient bondi de 7% à la nomination d’Edouard Philippe à Matignon. Le phénomène inverse a été observé le lendemain.
La nomination du journaliste écologiste Nicolas Hulot comme ministre d’Etat en charge de la Transition écologique et solidaire ne réjouit pas tout le monde. En effet, mardi 16 mai, les actions d’EDF ont accusé un repli de 6,57 % à la Bourse de Paris, après avoir bondi de 7% la veille, lors de la nomination d’Edouard Philippe à Matignon, ancien lobbyiste d’Areva.
La position de Nicolas Hulot consiste à mettre EDF dans "une trajectoire compatible avec celle de la transition énergétique". Les actionnaires du groupe d’électricité craignent que le nouveau ministre, connu pour ses engagements écologistes, ne se prononce contre les intérêts de la société, notamment dans l’exploitation des centrales nucléaires.
"Il y a la crainte d’une ligne écologique plus stricte étant donné l’attachement historique et le combat mené par Nicolas Hulot sur l’écologie", a déclaré Andréa Tueni, analyste marchés chez Saxo Banque, dont les propos sont rapportés par Europe 1. Le nouveau ministre est favorable à la sortie du nucléaire à moyen terme, et s’est également exprimé pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, promise pour fin 2018.
Pendant la campagne de l’élection présidentielle, Nicolas Hulot avait déclaré qu’EDF apparaît de plus en plus comme un "colosse aux pieds d’argile" à l’avenir incertain. Il avait évoqué les problèmes techniques, les pertes de compétences, les risques liés à l’énergie nucléaire et l’instabilité financière.
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