Député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert, était l’invité du Journal Télévisé d’Antenne Réunion. Il a évoqué son désir de se présenter à sa propre succession aux prochaines législatives.
Thierry Robert était l’invité du Journal Télévisé. Il s’exprime sur sa décision de se présenter aux élections législatives. En cas de victoire, il abandonnerait son poste de maire de Saint-Leu.
"La politique, je ne la conçois pas comme un métier. Je ne considère pas qu’il y a un risque de perdre quelque chose. Le seul objectif est de respecter la parole donnée. J’ai dit que je suis contre le cumul des mandats. En 2012, j’ai pris un engagement envers la population de Saint-Paul, des Avirons, de Saint-Louis, de Trois-Bassins. En 2014, j’ai pris un engagement avec Saint-Leu."
"Comment faire pour satisfaire l’engagement aux populations : en me présentant à l’élection législative et restant dans le conseil municipal de Saint-Leu pour garder la proximité avec la population Saint-Leusienne, recevoir les gens, participer aux manifestations sur Saint-Leu, répondre à l’opposition. Il y aura deux changements que la population va remarquer : je vais devoir acheter une voiture personnelle et je ne pourrais plus célébrer les mariages. Mais la fusion entre moi et la population Saint-Leusienne."
"Il y aura un maire élu, il aura les responsabilités. Je serais conseiller municipal mais un conseiller municipal peut donner des idées, recevoir le public, discuter avec la population et les médias. Je serais impliqué dans la vie de la cité mais je respecterais celui qui demain sera chargé de me remplacer."
"Je fais totalement confiance à Bruno Domen. On m’a demandé si je dois faire totalement confiance ? Est-ce qu’on fait totalement confiance à son mari ou sa femme ? On travaille ensemble depuis 2004, il lui manque juste un peu de punch. Je l’accompagnerais pour qu’il puisse assurer la poursuite de toutes qui a été démarré."
"J’ai entendu que la fille de Joseph Sinimalé était candidate, mais j’ai entendu que son bras droit serait aussi candidat. Il aurait mis deux candidats face à moi. Moi, je veux dire à la population de la 7e circonscription que je me suis battu quand il le fallait dans l’Assemblée nationale. Je continuerais quelque soit la majorité gouvernementale."
"Je suis en contact avec les équipes d’Emmanuel Macron. Je ne peux pas m’engager ce soir pour vous dire qui je vais soutenir. J’ai une famille politique, François Bayrou ne s’est pas encore exprimé. Emmanuel Macron disait que la droite et la gauche était dépassé. Depuis 2012, j’ai créé le LPA, l’un des cinq piliers : travailler au-delà des clivages politiques. Je disais que j’avais peut-être un temps d’avance. Aujourd’hui, la France entend ce qu’Emmanuel Macron dit. J’ai une attention toute particulière."
"Si le préfet prenait la décision de lancer la Carrière de Bois Blanc, une guerre serait déclarée. Aujourd’hui, on ne fait pas la Carrière de Bois Blanc pour la Route du Littoral parce que les matériaux sont en quantité suffisantes. On veut faire la Carrière de Bois Blanc pour permettre à Colas et Bouygues de garder le monopole."