Illustration - ERIC TSCHAEN-POOL/SIPA
Le test de l’horloge est largement utilisé pour détecter les premiers signes de pathologies neurodégénératives comme ceux associés à la maladie d’Alzheimer. Bien qu’il ne constitue pas un diagnostic définitif, il permet de repérer des indices précieux sur l’état des fonctions cognitives d’une personne. Mais comment ? Nous vous éclairons sur ce point dans cet article.
Le test de l’horloge évalue la capacité d’un sujet à effectuer une tâche apparemment simple, mais qui mobilise plusieurs fonctions cognitives essentielles, comme la gestuelle, l’organisation spatiale et la mémoire. Il se déroule en deux étapes. Dans un premier temps, le patient doit tracer un cercle représentant le cadran d’horloge et y inscrire les chiffres de 1 à 12 dans la bonne position. Il est ensuite invité à indiquer une heure donnée en dessinant les aiguilles. Ce test peut aussi être préconisé pour mettre en évidence un accident vasculaire cérébral ou un trouble psychiatrique chez une personne souffrant de dépression.
L’évaluation repose sur plusieurs critères. Le médecin observe notamment la forme du cercle, la présence et la disposition des chiffres et des aiguilles de l’horloge. Les erreurs ou incohérences dans ces éléments peuvent révéler des troubles cognitifs, comme des difficultés de coordination, de planification ou de perception spatiale. Par exemple, si la personne est incapable de placer correctement les chiffres ou à dessiner des aiguilles, il peut être sujet à une apraxie constructive. Ce trouble lié à la maladie d’Alzheimer entraîne une difficulté à comprendre et à reproduire les relations spatiales entre les objets.
Le test de l’horloge ne suffit pas à confirmer une pathologie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer. Il doit être complété par d’autres évaluations. Le Mini-Mental State Examination (MMSE) offre par exemple une analyse plus poussée des fonctions cognitives. Il permet de déterminer entre autres leur capacité d’orientation, l’attention et la mémorisation. Les personnes concernées doivent se soumettre à un questionnaire, retenir des mots ou faire des calculs mentaux. Des examens biologiques et d’imagerie cérébrale peuvent également être nécessaires. Ils permettent d’écarter d’autres causes potentielles des troubles observés comme des carences nutritionnelles ou des pathologies neurologiques distinctes.
Sources : Doctissimo, Linotte, Capretraite